Le marché des obligations vertes dépassera le cap des 1 000 milliards de dollars en 2021

2020 marque une grande avancée pour le marché des obligations vertes. Le nombre d'émissions a atteint un nouveau record grâce à l’arrivée de nouveaux émetteurs souverains et la poursuite de la diversification sectorielle au sein du crédit.

Les obligations vertes restent un instrument particulièrement pertinent pour orienter les investissements vers les besoins de financement de la transition verte. 2021 sera donc très certainement une nouvelle année record pour le marché, qui devrait atteindre les 1 000 milliards de dollars.

Comment ce record peut-il de nouveau être dépassé ? Quelle est l'empreinte carbone des obligations vertes et leur bénéfice social ? Nous faisons le point sur ces questions ci-dessous.

Expansion et diversification des émissions vertes

De nombreux gouvernements se sont engagés sur la neutralité carbone de leur pays, et beaucoup d'autres devraient suivre. Au total, ce sont déjà 26 pays qui ont inscrit dans la loi – ou sont en train d’inscrire – leur engagement sur la neutralité carbone, et de nombreux autres définissent actuellement leurs objectifs potentiels. Pourtant, seuls 11 gouvernements ont déjà émis des obligations vertes d’état. Ce chiffre devrait donc s’accroître puisque de plus en plus de pays doivent mettre en pratique leurs engagements via des investissements, qui prendront probablement la forme d’obligations vertes. Même si ces pays travaillent encore à définir leurs objectifs et les plans d’actions pour les atteindre, cela reflète la forte dynamique des obligations d’état comme instrument permettant de financer des projets environnementaux. Après les émissions de l'Allemagne, la Hongrie, la Suède et les Pays-Bas en 2020, l'Italie, l'Espagne et le Royaume-Uni se sont déjà engagés à émettre une obligation verte l'année prochaine et de nombreuses autres suivront certainement.

Du côté du crédit, on observe que l’arrivée d’un nouvel émetteur au sein d’un nouveau secteur ouvre généralement la voie aux autres émetteurs du même secteur. C’est très encourageant pour des secteurs tels que l'automobile, les télécoms ou l'immobilier qui représentent un fort potentiel pour de nouvelles émissions vertes, du fait du nombre d’acteurs et du montant important que pourrait représenter leurs émissions. Aujourd’hui par exemple, le nombre d'émetteurs du secteur automobile européen ne représente que 16 % du nombre total d'émetteurs mais presque 50 % de la valeur du marché1. Ces émetteurs auront donc tendance à venir plus fréquemment sur le marché ou avec un montant d'émission plus important, ce qui devrait apporter un soutien supplémentaire au marché. S’il est encore difficile d’imaginer certains secteurs sur le marché des obligations vertes, nous pensons qu'il devrait y avoir un rééquilibrage progressif des services aux collectivités vers le secteur industriel, l’arrivée récentes de nouveaux secteurs sur le marché n’étant certainement qu'un début.

La tendance à plus de diversification que nous identifions sur le marché se reflète également dans les projets financés par les obligations vertes eux-mêmes. Ces projets ne se concentrent plus sur la production d’énergies propres via le financement d’énergies renouvelables mais s’ouvrent aussi aux projets finançant des solutions de transports bas carbone ou des bâtiments verts, qui représentent d'autres moyens de réduire les émissions de carbone en diminuant la consommation d'énergie.

Rééquilibrage régional du marché

Même si l’Europe a une longueur d’avance en termes d'émissions, le marché devrait continuer à croître. 30 % du plan de relance devrait par exemple être dédié au financement de la transition énergétique.

De l'autre côté de l'Atlantique, la part verte du marché du crédit américain atteint à peine 1 % quand elle représente 5 % du marché du crédit européen2. Cela peut sembler décevant quand on sait que le marché du crédit américain est environ trois fois plus grand que le marché du crédit européen3. Mais, cela souligne, une fois de plus, l’énorme potentiel du marché des obligations vertes aux Etats-Unis, en particulier après la victoire de Joe Biden, qui s’est engagé à investir 2 000 milliards de dollars dans la transition énergétique et à ramener les États-Unis dans l’Accord de Paris.

Les émissions vertes peuvent réduire l'empreinte carbone d'une entreprise

Les émissions d'obligations vertes continuent de prouver leurs bénéfices en termes d'impact environnemental. Pour un même émetteur, leur empreinte carbone est en moyenne moitié moindre comparée à celle d'une obligation conventionnelle.

Environ 90 % des projets d'obligations vertes visent soit à réduire la consommation d'énergie, soit à augmenter la production d'énergie propre, c'est pourquoi nous nous concentrons généralement sur les émissions de carbone lors de la mesure d’impact d'une obligation verte. Deux éléments clés sont souvent considérés : le carbone induit par les projets et les émissions de carbone évitées (la différence entre le carbone induit par l'activité standard et le carbone induit par les projets verts). Cela nous permet d'évaluer la part de réduction engendrée par une obligation verte par rapport à une obligation conventionnelle. Le fait de diviser par deux l’empreinte carbone signifie qu'à long terme, les entreprises émettant des obligations vertes crédibles verraient en moyenne leur empreinte carbone réduite de moitié s’ils se concentraient sur la typologie de projets présents dans leurs émissions vertes.

Le bénéfice social des obligations vertes

L'impact des obligations vertes va encore plus loin que le bénéfice environnemental. Notre méthodologie interne de cartographie des Objectifs de Développement Durable (ODD) a montré qu'environ 25 % des investissements en obligations vertes ont un bénéfice social – elles contribuent principalement l'ODD 3 « Bonne santé et bien-être », et l'ODD 8 « Travail décent et croissance économique » – avec, bien entendu, 75 % associés à des ODD environnementaux4. À titre d'exemple, investir dans les énergies renouvelables contribue à produire une énergie propre, ce qui concourt à réduire la pollution, favorisant ainsi la santé mondiale.

Le cadre d’évaluation interne d'AXA IM cartographie chaque projet vert et/ou social par rapport aux 169 cibles sous-jacentes des 17 ODD. Cela nous a permis de déterminer la contribution de chaque obligation verte que nous couvrons à chaque ODD.

En tant qu'investisseur responsable et de long terme, nous nous réjouissons de cette accélération et de voir le marché des obligations vertes contribuer à une économie plus propre. Nous sommes particulièrement enthousiastes à l’idée d’accompagner la croissance future de ce marché et de pouvoir financer les efforts de transition des entreprises et états qui rejoindront cet univers dans les années à venir.

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[1] Source : Ice Bank of America ML Euro Corporate Index (ER00) avec une classification ML niveau 3

[2] Source : AXA IM, Bloomberg - novembre 2020

[3] Source : AXA IM, Bloomberg - novembre 2020

[4] Source : AXA IM, KPIs (émissions de carbone, tCO2 évité et voitures retirées) calculés sur la base d'une couverture de 76% de l’index Ice BofAML Green Bond.

À propos d’AXA Investment Managers

AXA Investment Managers (AXA IM) est un investisseur global et multi actifs, qui s’appuie sur une approche active et de long terme pour offrir à ses clients les solutions dont ils ont besoin pour sécuriser l’avenir de leurs investissements tout en ayant un impact positif sur la société. Avec environ 830 milliards d’euros d’actifs sous gestion à fin septembre 2020, AXA IM emploie plus de 2 360 collaborateurs dans le monde répartis dans 28 bureaux et 20 pays. AXA IM fait partie du Groupe AXA qui compte parmi les leaders mondiaux de la protection financière et de la gestion de patrimoine.

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