Macrocast

La neutralité carbone de la Chine 2060 – tournant majeur

Aujourd'hui, nous nous penchons sur la décision de la Chine d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2060. Il s'agit là à nos yeux d'un tournant majeur dans l'histoire : au-delà de l'impact direct sur le réchauffement climatique qu'aurait une Chine « décarbonée », la convergence d'objectifs de l'UE et de la Chine en ce qui concerne le soutien aux investissements verts contribuerait sans aucun doute à doper l'offre dans les techniques de réduction des émissions de carbone pour tous, tout en rendant le système des échanges mondiaux hostile aux producteurs à forte intensité carbone.

Dans la mesure où l'évolution de l'actualité entourant nos motifs de préoccupation immédiats - les probabilités d'une nouvelle relance budgétaire aux États-Unis et la possibilité d'un accord de libre-échange entre le Royaume-Uni et l'UE - n'a guère été concluante la semaine dernière, nous avons choisi de nous concentrer sur notre principal domaine de préoccupation à moyen terme, à savoir la lutte contre le changement climatique, avec quelques bonnes nouvelles à la clé (une fois n'est pas coutume). Le récent engagement de la Chine à atteindre la neutralité carbone d'ici 2060, dix ans seulement après l'UE, marque un tournant dans l'histoire.

L'intensité carbone de l'économie chinoise a certes diminué au cours des dernières décennies, mais si l'on extrapole le rythme de décarbonisation observé depuis les dix dernières années, et même en tenant compte d'une décélération de la croissance du PIB chinois, le pays pourrait à lui seul épuiser d'ici le milieu des années 2050 la totalité du « budget carbone » mondial à ne pas dépasser si l'on veut maintenir le réchauffement climatique sous la barre de 1,5 degré d'ici 2100. À l'inverse, une progression régulière de la Chine vers le « zéro émissions nettes » d'ici 2060 donnerait à elle seule au monde un répit de 10 ans avant de consommer le budget correspondant à un réchauffement climatique de 2 degrés (plafond fixé par l'accord de Paris).

Cette « bulle d'air » de dix ans donnerait plus de temps pour développer des techniques d'élimination du carbone, mais peut-être plus fondamentalement, nous pensons que la convergence de l'UE et de la Chine vers le « zéro émissions nettes » accélérerait la transition verte dans le reste du monde à travers deux canaux. Premièrement, le système des échanges mondiaux deviendrait de plus en plus hostile aux producteurs à forte intensité carbone. Deuxièmement, un effort en faveur des investissements verts en Chine et dans l'UE soutiendrait l'innovation technologique, en augmentant la disponibilité et en réduisant le coût des techniques de production à faible émission de carbone pour tous, y compris les actuels « retardataires » dans ce domaine. Il n'est pas trop tard. Nous sommes bien sûr conscients des faiblesses de nos projections à long terme, mais nous pensons qu'il est encore raisonnable d'affirmer qu'une conversion générale au « zéro émissions nettes » d'ici la moitié de ce siècle permettrait de maintenir le budget carbone à un niveau compatible avec un réchauffement climatique limité à 1,5 degré, même si nous avons déjà perdu beaucoup de temps.

Les écueils ne manqueront pas. La Chine n'a pas encore entamé la réforme cruciale de son bouquet énergétique, actuellement dominé par le charbon. Mais des considérations géopolitiques pourraient contribuer à fédérer les opinions. Les progrès réalisés dans le domaine de la neutralité carbone pourraient être la clé du leadership sur la prochaine frontière technologique. Attendons le 3 novembre pour connaître le positionnement des États-Unis à ce sujet.

La Chine se joint à la bataille

Le 22 septembre, la Chine a annoncé son intention d'atteindre la neutralité carbone en 2060, dix ans seulement après l'Union européenne.  La Chine est signataire de l'accord de Paris et s'engage dans les efforts de coopération internationale sur le changement climatique depuis les années 1990, mais Xi Jinping a opté pour un engagement beaucoup plus fort que ce qui avait été convenu en 2016.

La raison la plus évidente de cette initiative audacieuse est probablement que la Chine ne peut plus se voiler la face sur les conséquences que le changement climatique aura sur elle-même. Par ailleurs, compte tenu de sa part dans les émissions mondiales de carbone (30% en 2019), elle est l'une des rares entités politiques de la planète dont les décisions peuvent à elles seules avoir un impact significatif sur la trajectoire du réchauffement climatique mondial. En bref, la taille de la Chine est telle qu'il est impossible pour Pékin d'éviter les conséquences du changement climatique sans réduire de manière drastique ses propres émissions. Autrement dit, elle ne peut se reposer sur le reste du monde pour « faire le travail ».

Les aspects géopolitiques peuvent également jouer un rôle. La nouvelle affirmation de la Chine sur la scène internationale, et en particulier dans la région Pacifique, peut se voir renforcée par le « soft power » qui découle de la position de leader en matière de changement climatique, notamment dans le Pacifique central où cette préoccupation figure en tête des priorités politiques. Plus généralement, à l'heure où Pékin inspire une certaine forme de « défiance » non seulement aux États-Unis, mais aussi de plus en plus en Europe, où l'attitude à l'égard des investissements chinois se refroidit sensiblement, s'aligner sur Bruxelles en matière de politiques carbone peut s'avérer opportun.

Les questions relatives au commerce mondial sont également importantes. Nous avons déjà évoqué dans notre Macrocast en quoi l'adoption explicite par l'UE d'une « taxe à la frontière » - modulant en pratique les droits de douane en fonction de l'empreinte carbone des importations - toucherait les produits américains et chinois compte tenu de leur forte teneur en carbone. Bien que Bruxelles soit encore loin de la mise en œuvre concrète d'un tel programme, la stratégie de décarbonisation de la Chine pourrait permettre d'aborder la question sous l'angle de la coopération plutôt que du conflit. En effet, même si Joe Biden accède à la Maison-Blanche, il est très peu probable que l'attitude américaine envers la Chine sur les questions commerciales change du tout au tout. Il y a fort à parier que les dirigeants chinois ne souhaitent pas compliquer l'accès de leurs entreprises aux marchés américain et européen.

Mais la conversion à la neutralité carbone ne se résume pas à une « stratégie défensive ». Pékin y voit probablement un outil supplémentaire pour accélérer la transition de son économie, qui reposait auparavant sur un modèle de croissance expansif, et s'assurer un leadership mondial sur la prochaine « révolution industrielle ».  La Chine est déjà bien avancée dans les industries vertes clés telles que les panneaux solaires. Dans la compétition qui l'oppose aux États-Unis sur l'extension de la frontière technologique mondiale, la Chine peut tirer profit du fait que Washington refuse jusqu'à présent de s'engager résolument - au niveau fédéral - dans la transition verte. Se considérant comme une « nation d'ingénieurs » et ayant encore recours à certains vestiges de la planification centrale, la Chine pourrait devenir le principal producteur d'innovations technologiques vertes.

Le temps est ici un facteur essentiel. En effet, si Joe Biden est élu président des États-Unis, il est fort probable que le pouvoir du gouvernement fédéral américain sera canalisé vers un objectif similaire. Car si la place centrale occupée par l'agenda vert - et l'investissement vert- dans le programme de Biden tient pour beaucoup à des considérations électorales purement tactiques (elle lui permet de toucher les fractions plus radicales du parti démocrate sans avoir à se rallier à leurs idées en matière d'impôts qui risqueraient d'effrayer les modérés), la réflexion stratégique y est également à l'œuvre. À notre avis, l'aile modérée des démocrates souscrit totalement à l'analyse faite par Larry Summers il y a quelques années. Son scénario de stagnation séculaire est basé sur un ralentissement de l'innovation technologique qui entraverait la croissance de la productivité. La décélération potentielle de la croissance du PIB s'accompagne d'une baisse du taux d'intérêt d'équilibre, réduisant la marge de manœuvre sur le plan de la politique monétaire. Ce modèle est indissociable d'un soutien budgétaire de longue durée. Orienter les capitaux fédéraux vers des investissements verts ne figurait pas dans les recommandations politiques initiales de M. Summers,

mais cela reste cohérent.. Il se dit fréquemment aux États-Unis que la « révolution verte » pourrait jouer un rôle similaire à celui que le programme spatial avait joué dans les années 1950/1960 pour soutenir la productivité du pays. Pour établir un autre parallèle avec cette époque, le leadership en matière de technologie verte risque de devenir une source supplémentaire de rivalité entre les États-Unis et la Chine. Pour ceux qui s'intéressent à ces aspects, Adam Tooze a proposé une analyse très éclairante de l'impact de l'annonce de Xi Jinping sur les relations internationales dans l'article « Did Xi just saved the world » (Foreign Policy, 25 septembre).

Quel est l'enjeu ?

La Chine est de loin l'économie à la plus forte intensité carbone au monde (voir Graphique 1), que l'on définit en termes d'émissions de CO2 par unité de PIB. Si elle a convergé de manière significative vers les niveaux occidentaux, l'économie chinoise était en 2019 encore 3,5 fois plus gourmande en carbone que l'UE et deux fois plus que les États-Unis (contre des facteurs de 4,7 et 3 respectivement en 1990).  Si l'on y ajoute l'accélération de la croissance de son PIB, cela signifie que les émissions de CO2 de la Chine en 2019 sont supérieures d'un tiers à celles des États-Unis et de l'UE réunis (voir Graphique 2).

Graphique 1 – Une tendance à la baisse encore trop lente...

Graphique 2 – ... compte tenu de la forte croissance du PIB de la Chine

 

Le réchauffement planétaire découle de l'accumulation de CO2 et d'autres gaz à effet de serre dans l'atmosphère. C'est ce qui sous-tend le calcul des « budgets carbone », c'est-à-dire la quantité de carbone qui peut encore être émise tout en maintenant la température moyenne de la planète en dessous de certains seuils correspondant à différents niveaux de dommages environnementaux et de conséquences pour les populations humaines. Ces calculs comportent bien entendu une grande part d'incertitude, mais le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) des Nations Unies communique en termes de distribution de probabilité. Par exemple, pour maintenir la hausse de la température en dessous de 1,5 degré d'ici 2100 avec une probabilité de 67%, le « crédit » d'émissions de CO2 après 2018 ne serait plus que de 570 gigatonnes. En acceptant une probabilité de 50% seulement pour atteindre cet objectif, le budget passe à 770 Gt. Pour une probabilité de 50% de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2 degrés, le budget grimpe à 1.670 Gt. Pour une explication claire et concise de ces calculs, voir l'article de blog du World Resources Institute.

L'accord de Paris vise à empêcher une hausse de la température mondiale au-dessus de 2 degrés, mais aussi à « poursuivre les efforts » pour limiter l'augmentation de la température à 1,5 degré. De ce point de vue, le budget carbone optimal devrait alors être de 570 Gt.  Une fois ces crédits épuisés, la seule solution pour maintenir le changement climatique dans des limites acceptables consisterait à intensifier l'élimination du carbone, c'est-à-dire à extraire le CO2 de l'atmosphère et à le stocker ailleurs, par exemple par le biais du reboisement.

 

Nous élaborons un « scénario sans changement » dans lequel l'intensité carbone de 4 régions (Chine, UE, États-Unis et reste du monde) continue de baisser dans chacune d'elles à la vitesse moyenne observée au cours des 10 dernières années (2009-2019). La croissance du PIB s'établirait à 5% par an en Chine, conformément aux derniers objectifs de la stratégie de croissance. La croissance des États-Unis et de l'Union européenne serait conforme à nos estimations actuelles (1,75% et 1,25% respectivement), et le reste du monde poursuivrait sur sa lancée des dix dernières années. Dans cette hypothèse, l'objectif de 1,5 degré pour une probabilité de 67% serait déjà atteint en 2030, et celui de 2 degrés/50% au début des années 2050. Dans ce premier scénario, la Chine épuiserait à elle seule le budget mondial optimal associé à l'objectif de 1,5 degré d'ici le milieu des années 2050.

Graphique 3 – Si rien ne change, le temps nous est compté

Les débats sur les trajectoires carbone se concentrent souvent sur les hypothèses de PIB, car une croissance économique mécaniquement plus lente contribuerait à préserver les budgets carbone. Nous sommes sceptiques. Dans notre scénario n° 2, nous avons posé l'hypothèse selon laquelle la croissance du PIB chinois ralentirait progressivement pour atteindre 3,5% en 2035 - ce qui est cohérent avec une économie arrivant à maturité confrontée à une démographie faible - et nous avons également ramené la croissance du reste du monde à 2,0% (au lieu de 3,0%), puisque cette catégorie générique comporte des pays émergents qui suivront une trajectoire similaire à celle de la Chine. Comme on peut le voir clairement dans le Graphique 4, bien que cela affecterait considérablement la trajectoire à long terme, les seuils de 1,5 et 2,0 degrés seraient tout de même atteints à peu près au même moment que dans le premier scénario « sans changement ». Tout ceci nous amène à une question clé relative à l'« économie du carbone », que nous avons déjà abordée dans un Macrocast : le manque de temps. Dans la mesure où le budget carbone optimal serait épuisé en 10 ans seulement si l'on extrapole les tendances actuelles, aucun rythme réaliste de décélération de la croissance mondiale ne suffira, à moins que l'on ne choisisse de poser comme postulat dans les débats à venir la poursuite du marasme économique mondial actuel, qui pourrait avoir un impact similaire à celui du réchauffement climatique sur la société.

Graphique 4 – Le ralentissement de la croissance n'est pas la solution...

Graphique 5 – ... mais la neutralité carbone de la Chine offrirait un répit de 10 ans

Ce dont le monde a besoin, c'est d'une baisse significative de l'intensité carbone, c'est-à-dire d'un changement radical des schémas de production et de consommation, et cela doit se faire très rapidement. Heureusement, le nouvel engagement de la Chine nous rapprocherait considérablement de cet objectif. Notre scénario n° 3 s'appuie sur l'hypothèse d'une diminution linéaire de l'intensité carbone de l'économie chinoise, de sorte que le pays atteindra la neutralité carbone d'ici 2060, conformément à l'annonce de Xi Jinping, tandis que l'intensité carbone continuerait de suivre le rythme des dix dernières années dans les autres régions. Cela suffirait à offrir à la planète un répit de 10 ans avant d'épuiser le budget carbone pour l'objectif des 2 degrés, repoussant l'échéance à 2060 (voir Graphique 5).

De l'importance de la dynamique internationale

Les pessimistes affirment que même dans notre scénario tablant sur la neutralité carbone de la Chine, les budgets optimaux et sous-optimaux seraient tout de même épuisés, ouvrant la porte à un réchauffement climatique excessif d'ici la fin du siècle. Pourtant, un répit, ne serait-ce que de 10 ans, pourrait être salvateur car (i) il offrirait plus de temps pour concevoir de meilleures techniques d'élimination du carbone et (ii) il augmenterait la probabilité que d'autres pays, prenant en marche le train de la lutte contre le changement climatique, aient encore le temps, une fois convertis à la décarbonisation, de contribuer à l'effort mondial et de maintenir les émissions de carbone cumulées dans les limites des budgets.

Il faut admettre que d'ici là, l'Union européenne ne pourra plus, à elle seule, apporter beaucoup. Son intensité en carbone est déjà faible et l'atteinte de la neutralité carbone ne ferait guère bouger le cadran mondial (dans notre scénario n° 4 du Graphique 5, nous avons supposé que l'UE serait neutre en carbone en 2050, conformément à sa stratégie actuelle, en plus des efforts de la Chine). Mais si l'UE et la Chine - qui représentent collectivement plus d'un tiers du PIB mondial aujourd'hui - visent toutes deux la neutralité nette, et sont explicites quant à la voie à suivre, il y a de fortes chances que le système commercial mondial développe rapidement une certaine forme d'allergie aux produits à forte intensité carbone. Nous pourrions considérer que ce processus aura un « effet domino » : l'engagement de l'UE en faveur de la décarbonisation n'aurait pu à lui seul influer outre mesure sur la trajectoire du réchauffement climatique, mais il a créé des incitations, au niveau des échanges commerciaux, qui ont contribué à la décision de la Chine de s'aligner à son tour sur l'objectif. En retour, la décision de la Chine poussera d'autres pays à suivre son exemple.

L'offre en termes d'innovations technologiques vertes constitue un autre canal de transmission de cette « cascade internationale ». L'UE est souvent raillée pour avoir soutenu massivement la production d'énergie solaire, à l'origine d'importations massives en provenance de Chine. Il eut été préférable pour l'économie de l'UE que les fournisseurs locaux soient en mesure de répondre à la demande, et oui, du point de vue des règles commerciales, le fait que la Chine subventionne fortement ses propres producteurs était problématique. Pour autant, le prix des panneaux solaires a considérablement baissé pour tout le monde au fur et à mesure du développement du marché. Cet essor a généré un élan favorable commun pour la lutte contre le changement climatique partout dans le monde. Le fait que la Chine unisse ses forces avec l'UE en matière d'investissements durables va faire avancer la « frontière technologique verte » et réduire le prix des nouvelles techniques accessibles à tous. Naturellement, si les États-Unis - et leur capacité d'innovation - se joignent à l'effort, l'élan sera encore plus puissant.

Une plus grande disponibilité des technologies vertes permettra aux « retardataires de la décarbonisation » d'atteindre plus facilement leur propre neutralité carbone. Le scénario n° 5 du Graphique 6 suppose que les États-Unis atteindront également le « zéro émissions nettes » en 2050, en accélérant la réduction de leur intensité carbone dès 2020 (de manière linéaire, comme pour la Chine et l'UE). Nous prévoyons dans ce scénario que les retardataires ne rejoindront le processus qu'en 2025. Cependant, dès lors que leur intensité carbone est aujourd'hui nettement inférieure en moyenne à celle de la Chine, et qu'ils bénéficieraient des innovations des autres régions, ils pourraient atteindre l'objectif de neutralité assez rapidement. Pour autant que notre groupe « reste du monde » y parvienne d'ici 2050, le budget carbone associé à l'objectif des 2 degrés avec une probabilité de 67% sera loin d'être épuisé. L'objectif de 1,5 degré - avec une probabilité de 50% - serait alors en vue.

Graphique 6 – Il n'est pas trop tard

Nous sommes bien sûr conscients des lacunes de nos calculs. Les prévisions à long terme sont sujettes à de nombreuses inconnues. L'évolution de la technologie est difficilement prévisible, et elle constitue une donnée centrale dans ce type d'exercice. Notre optimisme excessif peut certainement nous être reproché puisque nous tenons pour acquis l'engagement de la Chine (et de l'UE) à l'égard de leur objectif déclaré et leur capacité à l'atteindre. Depuis l'annonce de Xi Jinping, de nombreux commentaires ont fleuri sur les limites institutionnelles auxquelles est confronté le gouvernement central chinois sur ces questions. Réduire la dépendance au charbon bon marché - et produit localement - pour la production d'électricité ne sera ni facile, ni rapide. La construction récente de grandes centrales électriques au charbon en Chine suggère que la stratégie n'est pas encore clarifiée. Mais notre intention, en rédigeant le présent article, était essentiellement de mettre en évidence les mécanismes de l'« économie politique internationale » qui pourraient soutenir les progrès dans la lutte contre le changement climatique et de suggérer que, bien que nous ayons déjà perdu un temps précieux, tout reste possible.

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