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Vues d’allocations d’actifs, Juin 2021 - Certains l’aiment-ils chaud ?

Nos principales convictions :

  • Opinion positive sur les actions – Le déploiement du vaccin devrait continuer de soutenir le sentiment du marché. Fortes révisions à la hausse des bénéfices. La hausse des rendements obligataires ne devrait pas poser problème tant qu’elle reflète une croissance robuste du PIB nominal.
  • Opinion négative envers les obligations d’État – La relance budgétaire massive aux États-Unis devrait donner un grand coup d’accélérateur à la normalisation de l’économie américaine. Les bons du Trésor ne sont pas à l’abri d’accès de volatilité disproportionnés car les investisseurs pourraient commencer à douter des communications de la Fed, et les taux risquent ainsi de remonter au-delà de ce que justifient les fondamentaux

Notre positionnement :

  • Opinion positive sur les actions
  • Opinion négative sur les obligations d’État
  • Positionnement long sur des « put spreads » d’actions européennes afin de protéger les portefeuilles dans la mesure du possible

Nos vues :

Les inquiétudes concernant l’inflation grandissent peu à peu, car la hausse des prix fait naître des craintes sur la liquidité injectée par les banques centrales et les valorisations des actifs financiers.  De fait, la montée des tensions inflationnistes devient de plus en plus visible au niveau des chiffres : la semaine dernière, l’indice des prix à la consommation américain est ressorti supérieur aux anticipations macroéconomiques les plus optimistes dans Bloomberg avec 3 % d'inflation sous-jacente (un plus haut depuis 1998) au lieu des 2,3 % attendus, les chaînes d'approvisionnement peinant à satisfaire la hausse de la demande liée à l’amélioration de la situation sanitaire. Néanmoins, pas question pour l’instant de dépassement permanent de la cible d'inflation, dans la mesure où les effets de base violents du rebond de prix très affaiblies pendant la pandémie compliquent l’interprétation d’un chiffre aussi solide. L’avenir dépendra en grande partie de la vitesse de la normalisation de l’offre dans les secteurs affectés par la pandémie, comme les semi-conducteurs, les voyages et l’hôtellerie.

Quoi qu’il en soit, les pénuries de main d’œuvre et la croissance nominale des salaires laissent à penser que ce rebond de l’inflation risque d’être plus que passager. La prédominance de facteurs liés à l’offre (plutôt qu'à la demande) pour expliquer la faiblesse du rapport sur le marché du travail est d’autant plus manifeste au regard du nombre record de créations d’emplois enregistrées ces derniers mois. Par ailleurs, s'il se poursuit, l’accroissement rapide des anticipations d'inflation des consommateurs jusqu'à des sommets pluriannuels (dans l’enquête du mois de mai conduite par l’Université du Michigan, les anticipations d'inflation à 5 ans ont atteint un nouveau pic à 3,1 %, leur niveau le plus élevé depuis 2011) pourrait avoir un effet auto-réalisateur sur les comportements qui déterminent les prix. Une telle évolution ne correspondrait pas au discours de la Fed, qui se veut rassurante en affirmant que la hausse de l’inflation n’est pas un motif d’inquiétude, en raison de la faiblesse et de l’ancrage des anticipations de prix.

Dans ce contexte, le risque de marché lié à un possible durcissement de ton de la banque centrale américaine continue de s’accroître, et causera probablement des pics de volatilité. À lui seul, ce rapport d’inflation a très peu de chances de convaincre la Fed de commencer à parler d’un retrait progressif de son programme d’assouplissement quantitatif avant l’été. Mais compte tenu de la vigueur de la croissance et de l’accélération de l’inflation, il faudra bien qu’elle durcisse le ton à un moment ou à un autre. Nous continuons de penser que le retrait ne sera pas évoqué avant la fin de cette année et que la réduction des achats d’actifs de la Fed commencera début 2022. La hausse des rendements souverains devrait donc se poursuivre (nous pensons toujours que les taux à 10 ans des bons du Trésor américain atteindront le seuil de 2 % cette année).

En conséquence, il se peut que les valorisations des actions s’ajustent à la baisse, étant donné l’impact de la hausse des taux sur les secteurs les plus chers (technologies, communications, consommation discrétionnaire). Toutefois, la croissance des bénéfices devrait rester soutenue pendant une bonne partie de 2022, de telle sorte que les actions devraient tout de même s’orienter à la hausse. D’une manière générale, le pic des marchés actions a tendance à survenir en même temps que celui du cycle des bénéfices ; c’est pourquoi notre opinion envers les actions reste positive, sachant que des accès de volatilité sont quand même à prévoir. De plus, au regard de notre avis sur les rendements, la rotation en faveur des secteurs Value devrait également se poursuivre. Nous maintenons notre préférence pour les actions financières européennes et américaines, qui devraient être soutenues par la relance et par la pentification des courbes de taux qui en résultera. Nous privilégions aussi les valeurs liées à l’économie intérieure au Royaume-Uni et les sociétés exposées au redémarrage de l’activité en Europe.

L’inflation a atteint des sommets sur 25 ans

Source : AXA IM, Bloomberg, au 20/05/2021

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